Cette
simple question
remet en cause l'ensemble du système de pensée actuel en matière de
nutrition
et de pathologie. Elle appelle une réponse, aussi complexe que
l'ensemble des connaissances en la matière. L'instinctothérapie, ou
plus exactement l'anopsologie, est la théorie qui regroupe les réponses
à cette question, alors que l'instinctonutrition en est l'application
courante en même temps que la vérification empirique.
La situation de la médecine et de la diététique est à peu près celle
d'un mécanicien à qui l'on demanderait des réparations ou des conseils
d'entretien pour un moteur, alors que personne ne saurait exactement
pour quel carburant celui-ci a été construit. Il se tromperait aussi
bien dans les considérations théoriques sur la cause de la panne, que
sur les remèdes qu'il tenterait d'y apporter.
La diététique et la médecine
se sont développées sur la base d'une hypothèse implicite :
« le génome humain serait adapté aux
différents changements qui ont fait passer de l'alimentation primitive à
l'alimentation traditionnelle ».
Cette
hypothèse n'est généralement pas énoncée. Il semble même qu'elle soit l'objet d'un
tabou : sinon, la science s'en serait préoccupée depuis longtemps, sachant
les lourdes conséquences qu'une alimentation présentant des incompatibilités avec
les données génétiques de l'organisme peut avoir sur la santé publique
et sur les destins individuels.
Il est pourtant certain
que le mode d’alimentation a changé
au cours des âges, notamment depuis le
néolithique avec l’introduction de l’agriculture
(consommation régulière de céréales)
et de l’élevage (consommation
régulière de lait animal et de ses dérivés). L’utilisation du sel et des épices, les recettes de
cuisine de plus en plus élaborées confrontent
nos organismes à des aliments dont les propriétés
organoleptiques et biochimiques ne sont plus les mêmes que celles des
aliments au contact desquels les caractéristiques du génome que nous avons hérité des primates se sont élaborées. La
cuisson elle-même, bien que vraisemblablement beaucoup plus ancienne
(remontant à environ 450'000 ans selon les experts en paleonthologie),
génère des transformations chimiques
complexes dont les produits peuvent poser des problèmes insolubles à notre système d’assimilation.
A priori, rien ne garantit que les données
génétiques de nos organismes correspondent aux productions de l'agriculture et de l'art culinaire, et encore moins de l'industrie alimentaire. Pourtant, la
quasi-totalité des raisonnements et des travaux de recherche est hypothéquée
par ce présupposé : on cherche les causes
des maladies liées à l’alimentation dans une mauvaise application des
principes de la cuisine traditionnelle : excès
de calories, déséquilibre nutritionnel, raffinage excessif, destruction
de vitamines, genèse de
molécules cancérigènes dans les fritures et les grillades, acides gras
trans issus de l'extraction industrielle des huiles comestibles, et autres dérogations aux "bonnes" habitudes de table et de production agricole.
Mais jamais on ne met en
cause une éventuelle inadéquation
des principes en soi de l'art culinaire et des productions de l'agriculture conventionnelle
aux données génétiques de l’organisme
humain, notamment : la cuisson
sous ses différentes formes, le salage,
l’assaisonnement, l'utilisation
régulière des céréales et des produits laitiers.
Cette occultation revient à considérer comme
acquise l"hypothèse :
- soit d'une adéquation de l’ensemble de
ces innovations culinaires et agricoles aux
caractéristiques génétiques de l’organisme humain,
- soit d’une adaptation génétique qui se
serait effectuée depuis leur introduction et garantirait un fonctionnement
correct de l’organisme dans le contexte alimentaire traditionnel.
La question se décline
en définitive sur trois axes :
1. Les innovations alimentaires caractérisant l’alimentation traditionnelle
restent-elles dans les limites de l’adaptabilité
de l’organisme du point de vue métabolique,
immunologique, neurologique, endocrinien et génotoxique ?
2. Les modifications des techniques alimentaires
ont-elles au contraire nécessité un réajustement du génome ?
3. Ce réajustement a-t-il eu le
temps et la possibilité de
s’effectuer ?
Exemple :
La
question du surpoids. Les animaux sauvages d'une même espèce vivant
dans un milieu naturel adéquat ont tous la même ligne, déterminée par
leur génétique. Pourquoi existe-t-il chez l'être humain des disparités
allant de la maigreur à l'obésité ? L'expérience instincto montre que
les surpoids se régularise dans la plupart des cas dès la mise en
application d'une alimentation non transformée, sans aucune
restriction au niveau des rations, l'alliesthésie alimentaire et la
réplétion se chargeant de gérer l'équilibre nutritionnel, notamment
calorique. Ceci laisse penser que la génétique humaine n'est pas
adaptée à l'alimentation courante, les transformations culinaires
mettant en défaut les mécanismes de régulation naturels de la prise
alimentaire. Voir la page : Instinctothérapie et surpoids.
Deuxième exemple :
1. le lait de vache est-il assimilable
au même titre que le lait maternel ?
La disponibilité en lactase dans le
système digestif humain suffit-elle à assurer la dégradation du lactose, particulièrement abondant dans le lait et les produits laitiers ?
2. Une manque de lactase chez l’adulte
humain a-t-il nécessité et induit une adaptation génétique chez les
populations consommatrices de lait bovin ?
3. Cette adaptation a-t-elle eu le
temps de s’effectuer de manière à ce que l'ingestion du lait animal et des produits laitiers ne provoque aucun trouble à court ou à long
terme, cela chez tous les individus ?
Les
recherches des dernières décennies ont montré, chez les populations
consommant du lait animal depuis de nombreuses générations, qu'une
proportion de 85 à 99,7% des adultes conserve après sevrage un taux de
lactase suffisant pour éviter les symptômes d'intolérance (maux
d'estomac, flatulences, diarrhées). Les populations ne disposant pas de
lait animal présentent en revanche des taux d'individus intolérants
allant de 66 à 100%. Il semble donc qu'un processus adaptatif,
génétique ou au moins héréditaire, ait été induit par la consommation
régulière de laitages. Cette adaptation est encore partielle, de sorte
qu'un pourcentage non négligeable d'individus présentent des symptômes
d'intolérance (bénins vu qu'il ne s'agit ici que de troubles
intestinaux).
Le lait animal peut
cependant poser d’autres problèmes : il pourrait contenir des protéines spécifiques à l’espèce de
provenance, donc étrangères aux systèmes digestif et immunitaire humains. De telles protéines peuvent échapper à une dégradation complète par les enzymes intestinales et conserver des
structures antigéniques susceptibles de perturber le système immunitaire. C'est par exemple le cas d'une protéine spécifique du lactosérum chez les bovins (BSA pour sérumalbumine bovine) dont une partie non dégradée (le peptide ABBOS)
induit des réactions auto-immunes détruisant les cellules du pancréas
chargées de sécréter l'insuline, provoquant ainsi le diabète de type I.
Même problème avec bien d'autres molécules spécifiques : les acides gras présents dans le lait de vache ne risquent-ils pas
d’être mal assimilés et d'aggraver les problèmes liés au cholestérol, au même titre que les acides gras contenus
dans le beurre ? Le calcium qu’il contient en grande
quantité (3 à 4 fois plus
que le lait maternel) ne pose-t-il aucun problème d'assimilation soit quantitatif, soit qualitatif,
sachant qu’il peut être intégré à des structures moléculaires spécifiques des bovins et étrangères au métabolisme humain ?
Les mêmes questions se posent pour tout élément nouveau introduit dans
l’alimentation humaine (ou animale). On peut se demander pour quelles raisons elles n’ont pas été
formulées plus clairement, alors qu’elles sont d’une importance primordiale pour la santé publique et que la science est en
mesure de les énoncer depuis un siècle et demi. Elles découlent en effet
directement des lois de l'hérédité et de l’évolution
et des connaissances en biochimie et
en enzymologie.
Le sens commun veut que la survie de l’humanité et son
extraordinaire pouvoir de colonisation
de la planète soit une preuve de
bonne adaptation.
Il faut à ce propos
distinguer :
- l’adaptation génétique minimale, garantissant les
capacités de reproduction nécessaires à la survie de l’espèce
- une adaptation génétique optimale permettant à une espèce de vivre dans un nouvel environnement (ici alimentaire)
tout en conservant ou améliorant les performances dont elle bénéficiait dans
le milieu primitif
- l’adaptation somatique,
dont l'organisme peut être capable pour tirer parti d'un élément
nouveau ou ne pas souffrir d'un facteur de nuisance, sans modification
du patrimoine génétique
- l’adaptation culturelle, permettant d’éviter par diverses stratégies les
inconvénients et les dangers inhérents à un changement de
l’environnement.
C'est évidemment l'adaptation culturelle
qui a permis à l'espèce humaine de faire face à de nombreuses
difficultés qui auraient freiné sa multiplication : l'agriculture et la
cuisson pour éviter la famine, la médecine pour lutter contre la
mortalité infantile et les maladies, la technologie pour se protéger
contre les intempéries et les catastrophes naturelles. L'espérance de
vie telle qu'on la note aujourd'hui doit sa progression à ces
différents éléments. L'influence spécifique de l'alimentation, qu'elle
soit positive ou négative, peut être masquée par les effets positifs
des autres facteurs.
Le type d’adaptation qui nous intéresse ici est
évidemment l'adaptation génétique optimale, la plus élaborée (n° 2), car il ne s'agit pas d'assurer la simple capacité de reproduction de l'espèce humaine, qui ne fait aucun doute, mais d'éviter les maladies de civilisation imputables à des
facteurs alimentaires. Cette exigence requiert la mise en place
de nouveaux mécanismes enzymatiques,
immunologiques et sensoriels permettant de tirer parti
sans effets secondaires des caractéristiques
biochimiques et organoleptiques des aliments transformés, de manière à garantir à la fois une équilibration nutritionnelle
et des capacités
d’assimilation et de détoxication
aussi performantes qu’avec les aliments
primitifs.
Notons
au passage que le
fait qu’une hypothèse n’ait pas été formulée n’exclut pas le risque
d'erreurs de raisonnement et d’interprétations biaisées dans tous les
domaines auxquels
elle est sous-jacente. Une telle lacune, située à la base du paradigme
dominant, peut conduire les
recherches scientifiques et le décryptage des causes des phénomènes à
des confusions de facteurs, des
impasses,
des contradictions ou des occultations, qui n'apparaîtront qu'à la
faveur de sa formulation. Ces biais s'avèrent beaucoup plus nombreux
qu'on ne l'imagine, bien que les scientifiques en pressentent
l'existence, quitte à préférer les laisser dans l'ombre. Il en résulte
une situation potentielle de dénonciation qui explique la position très
conflictuelle de l’anopsologie face aux sciences diététiques
et médicales. Ou plutôt : des sciences diététiques et médicales face à l'anopsologie...
Résumer : remise en cause de l'agriculture conventionnelle tous en ce demandant si ce n'ai pas plutôt un problème de préparation que de nourritures pures
Adresse : http://www.gcburger.com/home/home-1/qu-est-ce-que-l-instincto-/sommes-nous-adapts--notre-alimentation-quotidienne
Source : google, internet